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  • Photo du rédacteurAurélie bourmaki

Comment survivre aux chouinements

Avez-vous lu mes dix vérités sur l’éducation ?



Le chouinement de votre enfant est-il le bruit le plus désagréable que vous ayez jamais entendu ? Pour moi, OUI !

Je veux dire que les chouinements de mon fils peuvent me mettre une pression incroyablement efficace. En moins de dix secondes, je passe d’une tortue zen à un guépard affamé ! J’ai l’impression qu’il me reste 25 secondes pour désamorcer la bombe la plus grosse du monde.

C’est une phase normale chez l’enfant et elle revient de temps en temps.

L’enfant ne fait pas ça volontairement, pour nous manipuler ou car il est malin, etc. Mais il sait que ça a déjà fonctionné.

À nous d’être vigilant pour ne pas laisser s’installer les pleurnicheries.

En validant l’émotion ou le besoin caché : “Je vois que tu ne te sens pas bien / je vois que tu es triste / je vois que tu as très faim.”

Proposer une autre façon : “Dis-moi avec ta voix normale ce qu’il se passe / ce dont tu as besoin / ce que tu voudrais manger.”

Souvent avec mon fils je reformule en adoucissant ma voix : je répète sa phrase mais avec une voix et un ton normal.


Voici comment aider vos enfants à obtenir ce dont ils ont besoin sans que ça nous tape sur les nerfs !



Se désengager émotionnellement.

Plutôt que de les ignorer, je préfère rester physiquement présente et disponible, seulement avec une distance émotionnelle.

S’imaginer porter un bouclier contre l’agacement peut aider à supporter le moment avec calme. Un ingénieur est-il sur le coup pour nous fabriquer une merveille pareille ?

Si on donne à l’enfant ce qu’il veut juste pour le faire cesser de chouiner ou qu’on réagit négativement, on risque d’alimenter le comportement. Prenez une grande respiration ou souvenez-vous que les chouinements sont parfaitement normaux mais qu’il ne faut pas les encourager !



La validation émotionnelle.

Comme je l’ai dit plus haut, valider le besoin ou l'émotion liée aux pleurnicheries est une clé d’un accompagnement bienveillant. “On dirait que ça ne va pas, mais j’ai du mal à te comprendre quand tu fais ce bruit ! Peux-tu me dire normalement ce dont tu as besoin ?”.



Les besoins physiologiques.

L’enfant qui chouine n'est pas au top et souvent il manque de sommeil, de nourriture, d’eau ou d’être changé. Ils peuvent faire les dents ou couver un rhume. Pensez bien à quel point il est difficile et inconfortable de grandir si vite !



Le signal d’une crise imminente.

Le chouinement peut être une indication que de grosses émotions sont sur le point de sortir ou ont besoin d’être exprimées. Quand la peur, la colère, la frustration, la tristesse apparaissent, accueillez les, acceptez les, accompagnez leur traversée.



Donner de l’attention de façon positive et exclusive.

Nos enfants ont besoin de recevoir régulièrement le message suivant : “tu es très important pour moi, pour l’instant tu es ma priorité!”.

Passez un temps de qualité seul à seul avec son enfant est très important pour eux. Un temps sans téléphone où on est mentalement présent. Les moments de soin sont des occasions de partage d’une grande qualité. Il ne faut pas oublier aussi d’accorder des moments où l’on n’attend rien de l’enfant où on le laisse nous guider dans son univers.



Malheureusement, malgré tous ces conseils, les chouinements sont inévitables et restent un comportement tout à fait adapté à l'âge de l’enfant. Si nous évitons de les y encourager, cette phase devrait passer, comme toutes les autres.

Ça ne les rend pas moins agaçants et c’est complètement normal de se sentir tendu voire même tellement énervé quand on les subit.


Je serais curieuse d’entendre comment vous faites pour vous en sortir avec ces chouinements, quelles sont vos émotions, comment vous faites face ? Dites-moi en commentaire.


“L’éducation est un éternel recommencement”

Carl de Souza



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