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  • Photo du rédacteurAurélie bourmaki

Les douze obstacles à la communication

Avez-vous lu l’article sur mes dix vérités dans l’éducation ?




L’essentiel du métier de coach est d’aider les parents à rétablir une relation et une communication intime, chaleureuse et harmonieuse avec leurs enfants. Dans certaines familles, le lien est rompu sitôt que cette reconnexion les uns aux autres peut prendre des mois. Beaucoup de temps perdu, de colère et de tristesse.


Comment le réparer ?

Nous pourrions aussi apprendre à ne pas rompre ce lien, à le conserver.

Je peux deviner beaucoup de la relation rien qu’en regardant la façon dont les parents répondent aux enfants lorsque ces premiers s’adressent à eux.

C’est en partie dans les réponses aux interactions des enfants que se trouve le secret d’une relation harmonieuse et d'une parentalité réussie.


Pour conserver le lien, je vous propose d’éviter ces douze obstacles.

Votre enfant vient vous dire « qu’il n’aime pas l’école et que la maîtresse est nulle » ou bien que « Claire n’est plus son amie, en plus elle est méchante »

Quelle est votre réaction, imaginez ce que vous lui répondriez ?


La plupart des réponses que les parents donnent ont été regroupées en douze catégories :


1. Donner des ordres, commander, diriger

« Ne parles pas comme ça de la maîtresse »


2. Avertir, mettre en garde, menacer

« Si tu continues à te plaindre, tu n’iras pas chez ton ami samedi »


3. Moraliser, prêcher, faire la leçon

« Tu dois respecter la maîtresse »


4. Conseiller, donner des suggestions ou des solutions

« Tu pourrais jouer avec Léa plutôt »


5. Argumenter, expliquer, persuader par la logique

« Tu es amie avec Ilona depuis longtemps, les vrais amies se pardonnent »


6. Juger, critiquer, être en désaccord, blâmer

« Tu n’es pas très gentille non plus avec Raphaël ces derniers temps »


7. Complimenter, être d’accord, évaluer positivement, approuver

« Oui c’est vrai, Inaya est vraiment méchante »


8. Humilier, ridiculiser, faire honte

« C’est toi qui est nul pas la maîtresse »


9. Interpréter, analyser, diagnostiquer

« Tu dis ça seulement car tu aimerais bien qu’elle joue plus souvent avec toi »


10. Rassurer, sympathiser, consoler, soutenir

« Tout va bien , ça va finir par s’arranger »


11. Enquêter, questionner, interroger

« Depuis quand tu détestes ta maîtresse? Les autres enfants pensent-ils pareil ? »


12. Esquiver, distraire, faire de l’humour

« Et sinon comment va Axel ? »


Ces douze catégories citées par le Dr Thomas Gordon rejoignent fortement les douze façons de ne pas être empathique que l’on peut aborder en Communication Non-Violente. D’ailleurs la méthode Gordon est une méthode éducative basée sur l’application à visée parentale de la CNV.





Chacun de ces douze pièges vous éloigne d’une relation intime et privilégiée.

Ce que l’enfant comprend de ces interactions va lui permettre de bâtir et de clarifier l’image qu’il pense que vous avez de lui. C’est son estime qui se construit à travers les réactions de son entourage.

Chaque fois qu’un parent répond à son enfant, c’est une pierre de plus dans « l’édifice » de la relation.

La manière dont le parent parle peut s’avérer constructive pour l’enfant et la relation ou elle peut être destructive.


Prenons conscience qu’après avoir entendu une des douze réactions type, nos enfants (et nos proches en général) peuvent comprendre et assimiler des messages cachés comme :


Ne parles pas comme ça de la maîtresse = il ne s’intéresse pas à moi.

Tu dois respecter la maîtresse = j’ai fait quelque chose de mal.

Tu dis ça seulement car tu aimerais bien qu’elle joue plus souvent avec toi = je dois changer.

C’est toi qui est nul pas la maîtresse = je ne suis pas assez bien.

Tu pourrais jouer avec Léa plutôt = il n’a pas confiance en moi.


Chacun de ces douze pièges vous éloigne d’une relation intime et privilégiée.

D’ailleurs, nous non plus, adultes, n’aimons pas entendre ce genre de phrases lorsque nous sommes en colère ou triste.


Déprimé(e), je n’ai pas envie d’entendre “mais tu es en bonne santé, ta famille aussi, tu devrais relativiser”. J’ai pas non plus envie d’entendre que je devrai boire du jus d’orange le matin pour que ça aille mieux.

J’ai envie d’être comprise, entendue, qu’on ne nie pas mes émotions.

Confronté à ces réponses type ,on se renferme, on se défend, on argumente. On se sent jugé(e), incompris(e).

On ressent encore plus de colère, de culpabilité, de frustration.

On a l'impression que l’autre veut nous changer, on se sent infantilisé.

Lorsqu’on se rend compte à quel point nous utilisons ces douze obstacles à la communication, nous nous demandons comment faire autrement, et ne voyons pas toujours d’autres possibilités.

Il y en a pourtant plusieurs et elles ont fait l’objet d’un précédent article : l'écoute active, le silence et les invitations.


Pour renforcer une estime de soi plus juste pour nos enfants, souvenons-nous d’éviter de notre mieux possible de donner des ordres, menacer, moraliser, conseiller, argumenter, critiquer, complimenter, ridiculiser, analyser, rassurer, questionner, distraire.



Je suis curieuse de savoir si vous aussi vous avez déjà ressenti cette frustration lorsque vous vous confiez à quelqu’un ?

Vous pouvez lui partager cet article ;)



“Lorsque quelqu’un vous entend réellement sans vous juger, sans essayer de vous prendre en charge, ni de vous modeler, c’est délectable.”

Marshall B. Rosenberg



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